Skip to product information
1 of 1

Jules Barnard Books

Jamais avec un ami de ton frère

Jamais avec un ami de ton frère

Regular price $6.99 USD
Regular price Sale price $6.99 USD
Sale Sold out

Main Tropes

  • meilleur ami de son frère
  • amour interdit
  • nouvel adulte
  • Cali ne devrait pas craquer sur l’ami de son frère, Jaeger. Mais s’il ne veut pas respecter les règles, Cali ne pense pas pouvoir le faire non plus.

Résumé

Mon plan était parfait. Ma copine avait besoin d’un mec, et le meilleur ami de mon frère était célibataire. Problème résolu.

Jusqu’à ce que je revoie Jaeger pour la première fois depuis des années et que les étincelles fusent dans la mauvaise direction.

Jaeger a grandi et s’est étoffé. Mais quelle importance puisque je file le parfait amour.

Seulement, mes projets ont du plomb dans l’aile, et je me surprends à fantasmer sur les abdos fermes, les épaules larges et les yeux verts fascinants de Jaeger.

Je devrais me retenir au cas où ma copine serait intéressée. Ou pour mille autres raisons. Mais si Jaeger ne veut pas respecter les règles du jeu, je ne pense pas pouvoir le faire non plus.

Découvrez le premier chapitre

Mon petit ami Éric me tend la main, et mes jambes tremblent comme de la gelée tandis que j’escalade le dernier rocher bordant la rive est du lac Eagle. Ses cheveux blond cendré sont collés à son crâne par la sueur, ce qui devrait me dégoûter, mais va savoir pourquoi, je le trouve très sexy en nage et ébouriffé. Il est torse nu et la proximité de sa poitrine musclée me donne des envies coquines de me planquer derrière un rocher et de lui sauter dessus.

Il me presse la main et je lève les yeux. Sa bouche se tord. 

– Coquine.

– Quoi ?

Je prends un air innocent, mais il me connaît bien. Tout à l’heure, j’ai bien l’intention d’explorer ces muscles avec la langue. Enfin, si tout se passe bien. C’est un peu la panne sèche en ce moment, et j’espère que ce séjour relancera la machine.

Je jette un œil dans mon dos, à la recherche de Geneviève. Où est-elle, bon sang ? On sera encore là ce soir si elle ne se dépêche pas.

C’est notre première randonnée au lac Tahoe depuis notre arrivée il y a quelques jours, mais Gen devrait être en meilleure forme. C’est une fille sportive et athlétique tandis que moi j’évite la salle de sport comme si j’étais allergique au lycra.

Je devrais lui lâcher la grappe. Elle n’est pas habituée à l’altitude et à l’air pur du lac Tahoe. Mais je n’en ferai rien, car ses réactions sont hilarantes quand je la vanne.

Je l’aperçois enfin. Elle est en train de gravir les derniers rochers qui surplombent le lac. 

– Mets le feu au lac, Gen !

Elle lève les yeux et s’essuie le front, sa poitrine se gonfle et dégonfle à chaque goulée d’air. Elle pince les lèvres et je suis sûre que ses narines se dilatent. Elle croise les bras et me fusille du regard.

Je lui souris en réponse.

Mais au lieu de me rejoindre, Gen baisse les bras le long des flancs et fait un pas hésitant en direction de l’eau. Elle s’accroupit au milieu des rochers et disparaît de ma vue. Un caillou vole en direction du lac, et provoque des vaguelettes.

Voilà ce qui arrive quand je charrie ma meilleure amie. Elle fait une pause alors qu’elle sait que je veux qu’elle se magne le cul. 

Ça pourrait durer longtemps.

Je me tourne et crapahute jusqu’à Éric, qui a pris plusieurs mètres d'avance sur moi. Le petit lac de montagne offre un décor qui magnifie sa beauté masculine. Je m’arrête un instant, photographie mentalement cette scène sexy, et réfléchis à tout ce que je veux réaliser cet été.

Mon but en revenant dans ma ville natale est d’immerger Gen dans l’ambiance du lac Tahoe et lui redonner le sourire, si possible grâce à un flirt d’été. Gen vient de découvrir – brutalement, de manière embarrassante – que le mec avec qui elle est sortie durant notre dernière année d’université avait une autre petite amie. Ce salaud s’est pointé avec elle au bar du coin la dernière semaine de cours. 

Gen n’a pas pleuré et ne l’a pas appelé bourrée comme n’importe quelle fille de vingt-et-un ans qui se respecte ; elle s’est murée dans le silence, ce qui est pire. Il lui a brisé le cœur et j’ai peur qu’il ait brisé en même temps sa confiance dans la gent masculine.

Le seul point positif, c’est qu’elle ne reverra plus jamais ce C-O-N. On a fini la fac, et grâce à mes relations à Tahoe, je nous ai trouvé un job d’été dans un casino avant de poursuivre des études supérieures.

L’École de droit. Je m’appuie sur le ventre et j’inspire à fond. Bizarrement, chaque fois que je pense à l’avenir, mon estomac se noue. 

Tahoe est l’endroit idéal pour que Gen oublie ce C-O-N, et que nous passions du bon temps ensemble avant que nos vies se séparent à l'automne. Et peut-être que c’est l’endroit idéal pour remettre de l’ordre dans mes pensées. Parce que je dois me motiver pour la suite. Pour l’instant, l’idée de faire des études de droit me file des boutons. 

Éric s’arrête sur les galets et enlève son sac à dos. Il étale des serviettes tandis que je le rejoins. Je m’assieds et relève les genoux sous le menton, les bras enroulés autour des tibias, essayant de ne pas penser à l’avenir.

Plusieurs minutes s’écoulent et toujours aucun signe de Gen. Est-elle à ce point fatiguée par la randonnée ?

Je jette un œil par-dessus mon épaule. Je ne peux pas la voir, et là où elle s’est accroupie, l’eau est lisse comme du verre. 

Mon pouls s’affole. Cela fait trop longtemps. 

Je bascule en avant et me relève brusquement. 

– Gen!

À plusieurs mètres de là, elle lève la main et marche vers moi d’un pas tranquille comme s’il s’agissait d’une promenade du dimanche.

Je retombe sur la serviette et Éric se met à côté de moi, sa grande silhouette me faisant de l’ombre. 

– Ça t’apprendra à la charrier. 

Je l’entends croquer et des miettes me tombent sur les genoux.

J’en balaie quelques-unes du bout des doigts. 

– Tarzan, tu veux bien aller mâcher ailleurs ?

– Pardon, marmonne-t-il des bouts de granola collés aux lèvres.

Je secoue la tête et souris. 

– J’ai oublié de te donner mes horaires au casino ; je bosserai du mardi au samedi.

Nous ne sommes là que depuis quelques jours, mais Gen et moi commençons à travailler la semaine prochaine et je suis un peu nerveuse au sujet de l'aspect comptage de mon job de croupière. Je risque de passer pour une déficiente mentale. Je ne suis pas… bref, je suis nulle même pour les maths de base. Je peux rédiger un essai de dix pages sur le mouvement féministe post-industrialisation en moins d’une heure, disséquer une grenouille ou expliquer l’économie keynésienne, mais demandez-moi de faire un calcul mental et mon cerveau disjoncte. Il a tendance à sur-traiter les concepts simples.

Le bruit de mastication a cessé, seul signe qu’Éric m’a entendue. Il s’est éloigné de quelques pas et contemple le lac en me tournant le dos. 

– Le samedi est un bon soir pour les pourboires, j’ajoute, mais ça craint que mon emploi du temps empiète sur nos week-ends. 

En semaine, nous étions trop occupés par les cours à la fac et les obligations de la fraternité étudiante d’Éric, mais nous passions tous les week-ends ensemble.

Il se tourne, sort des boissons de son sac à dos et enlève ses chaussures. Il étire les bras en bâillant paresseusement.

– Ce ne sera pas un problème, n’est-ce pas ? dis-je. Tu n’as pas cours du vendredi au lundi. Tu pourras toujours venir le week-end si tu veux.

Même si nous avons le même âge, Éric a un côté fumiste. Il doit suivre des cours d’été pour valider officiellement son diplôme.

Il hausse les épaules et ramasse un caillou lisse et plat. Il tourne le poignet et le lance d’un geste sec. Le galet ricoche plusieurs fois sur la surface de l’eau avant de couler. 

– Travaille autant que tu veux. Tu dois économiser de l’argent pour ta grande école chic. Je vais être occupé avec mes cours.

C’est une réponse évasive et sarcastique. Éric n’a jamais été enthousiaste à l’idée que j’aille dans une école de droit, mais il ne m'a jamais non plus rabaissée à ce sujet. Nous n’avons pas discuté de l’avenir, mais je me suis dit qu’on pourrait avoir une relation à distance pendant mon absence.

Soudain, le fossé qui s’est creusé entre nous depuis quelques semaines – et la période de désert sexuel que j’avais attribuée au stress des examens de fin d’année – prend un nouveau sens. Est-ce qu’il me repoussait en fait ?

Le rôle passif, très peu pour moi, alors je demande :

– Tu penses que tu ne pourras pas venir le prochain week-end ?

Éric fouille dans son sac à dos. 

– Probablement pas.

Il lève la tête et fait signe à Gen qui s’approche enfin.

– On m’a confié mon premier projet, explique-t-il. Je dois retrouver mes partenaires d’étude le week-end prochain. Et il y a une fête avec les potes.

On est ensemble depuis deux ans et on n’a jamais été collés l’un à l’autre, mais sa façon d’éviter mon regard et la tension que je ressens chez lui déclenchent l’alerte rouge. Il me le dirait s’il y avait un problème, non ?

Gen lâche son sac à dos sur ma serviette avec un bruit sourd, le visage cramoisi, la bouche tombante.

J’arrête momentanément de surinterpréter le comportement d’Éric pour m’intéresser à ma meilleure amie. 

Quoi, Gen est contrariée maintenant ? Je l’ai charriée tout à l’heure, mais elle a l’habitude et elle ne se gêne pas pour me vanner aussi. 

Est-elle en train de penser au C-O-N ? Est-ce pour ça qu’elle traîne les pieds et fait une tronche de trois kilomètres comme si on lui avait volé son joujou ? 

Je lève le menton, fronce les sourcils et l’interroge en silence. Elle secoue la tête, mais son trouble ne disparaît pas.

Éric s’assied à côté de moi et me masse les épaules sans douceur. 

– Je vais piquer une tête, quelqu’un veut se joindre à moi ? 

Son regard passe de moi à Gen.

– Trop froide, réponds-je distraitement.

– Je n’ai pas apporté mon maillot, dit Gen sans lever la tête. 

Elle ramasse une poignée de graviers et la verse lentement sur le sol.

Éric se penche sur mon épaule et sourit d’un air lubrique. 

– N'hésite pas à te baigner toute nue, Gen. Ça ne me dérange pas.

Gen tressaille et je file un coup de coude dans les côtes d’Éric. Imbécile. Il ne voit pas qu’un truc la chiffonne ?

Il rit et s’avance au bord de l’eau.

Son commentaire débile a un effet positif. Il a effacé l’air déprimé de Gen.

Elle secoue la tête en fixant son dos, visiblement agacée. 

– Tes hormones ne te foutent jamais la paix ? 

– Jamais, s’écrie-t-il par-dessus son épaule. 

Il parcourt en petites foulées les derniers mètres qui le séparent de l’eau et plonge. Le lac Tahoe est assez gelé pour que ses prunes se ratatinent comme des raisins secs, mais il reste imperturbable et fend l’onde en mouvements fluides en direction d'un rocher géant au centre.

Gen et moi restons assises en silence à le regarder grimper au sommet, tel Christophe Colomb découvrant le Nouveau Monde.

Elle lâche les graviers et s’essuie les mains sur son short. 

– Comment ça se passe entre vous ? 

Elle pose les coudes sur les genoux dans une pose similaire à la mienne, et contemple ses pieds.

D’abord, elle ne me confie pas ce qui la tracasse, et maintenant, cette question impromptue sur Éric et moi ? Je ne lui ai jamais parlé de notre traversée du désert, pensant que c’était temporaire.

Elle tripote le bord de ma serviette. 

– Tu ne te poses jamais de questions sur lui ? Au sujet, je ne sais pas, des autres filles à la fac ?

Elle lève la main.

– Il plaisantait tout à l'heure, à propos de me baigner nue. Mais… 

Sérieux, d’où ça sort ? Je n’aime pas son air inquiet. Elle doit faire une projection. Elle a eu une grosse déception, et maintenant, elle pense que tous les mecs sont des C-O-N-S.

– Ça va bien entre nous, Gen.

Elle soupire lentement. 

– D’accord. 

Elle me fait un sourire affectueux et mon estomac se retourne.

Merde. Est-ce que ça va vraiment bien entre Éric et moi ?

Rien n’allait plus il y a quelques minutes. Je ne me suis jamais posé de questions, mais j’étais débordée. Maintenant que la fac est finie, les choses ont-elles changé ?

Je secoue la tête pour chasser cette idée. Je dramatise. Éric et moi allons passer du temps ensemble ici et repartir du bon pied.

Des rides de tension se forment autour de la bouche de Gen. 

– Et toi ? lui demandé-je. Prête à faire de nouvelles rencontres ?

Elle enfonce ses talons dans les graviers. 

– Bien sûr. Un jour ou l’autre.

Gen l’a déjà dit, mais ça fait un mois qu’elle a eu le cœur brisé. Pas assez longtemps pour cicatriser, mais parfois, le seul moyen d’oublier est de remonter en selle rapidement.

Éric nage vers nous en éclaboussant la surface du lac, et des gouttelettes ruissellent sur son torse musclé quand il sort de l’eau. Je lui souris et il me sourit en retour.

Tout va bien entre Éric et moi. Bien sûr que ça se passe bien. Ça va bien se passer pour Gen aussi. Dès que je lui aurais trouvé un mec sympa.

Gen est intelligente, belle et super drôle, même sans le faire exprès, ce qui la rend encore plus poilante. J’ai de la chance d’avoir un petit ami sérieux et c'est ce que je veux pour elle aussi.

Avec les embauches saisonnières au casino, il devrait y avoir quelques candidats décents. Le cas échéant, nous ferons le tour des bars et des boîtes de nuit locales pour tâter le terrain. 

La plupart de mes potes de Tahoe terminent leurs études et ont trouvé un emploi à San Francisco, mais la population d’une ville balnéaire change constamment. Ça multiplie les possibilités de rencontre. Je vais trouver quelqu'un pour Gen, ou au moins la distraire de son marasme et lui offrir du bon temps.

L'objectif principal au Lac Tahoe, c'est de s'éclater. Comment puis-je échouer ?

View full details

⭐⭐⭐⭐⭐ « Des personnages réalistes et une écriture brillante qui donneront terriblement envie aux lecteurs de lire le prochain tome. » Avis de lecteur, Jamais avec un ami de ton frère

⭐⭐⭐⭐⭐ « … une romance addictive avec une touche de suspense. » ~ Avis de lecteur, Jamais avec un dragueur

⭐⭐⭐⭐⭐ « Mon livre préféré de la série. » ~ Avis de lecteur, Jamais avec ton ex 

⭐⭐⭐⭐⭐ « J’ai adoré ce roman ! Un équilibre parfait entre sex-appeal, humour et tendresse. » ~ Avis de lecteur, Jamais avec ton meilleur ami 

⭐⭐⭐⭐⭐ « Si ce livre était un laboratoire de chimie et Hayden et Adam une expérience, ladite expérience exploserait. » ~ Avis de lecteur, Jamais avec ton ennemi

Jules Barnard est une auteure à succès de USA Today dans les genres romance contemporaine et fantaisie romantique. Ses récits contemporains comprennent les séries Jamais avec lui et les Frères Cade. Elle écrit de la fantaisie romantique sous son nom de plume dans la collection Halven Rising que le Library Journal qualifie de « … nouvelle aventure fantastique passionnante. » Qu’elle écrive sur les hommes séduisants du lac Tahoe ou sur le monde féérique d’un campus universitaire, Jules nous délecte d’histoires captivantes, pleines d’amour et d’humour.

Quand Jules n’est pas en jogging en train d’écrire en se récompensant par des chocolats, elle passe du temps avec son mari et ses deux enfants dans leur petite ville natale sur la côte Pacifique. Elle a le super pouvoir d’être capable de lire en cavalant sur un tapis de course ou en brûlant le dîner.