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Jules Barnard Books

La Guerre des colocs

La Guerre des colocs

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Main Tropes

  • milliardaire incognito
  • relation bidon
  • de colocs à amants
  • Le coup d'un soir avec le pote milliardaire de ma sœur était une belle erreur, mais m'installer chez lui serait bien pire. D'un autre côté, il m'a déjà vue à poil. Qu'est-ce qui pourrait foirer ?

Résumé

Coucher un soir avec le pote milliardaire de ma sœur ? Une erreur.

Emménager chez ce riche reclus ? Encore pire.

Hormis cette nuit torride qu’on préfère oublier, Jack Townsend et moi avons une seule chose en commun : notre aversion pour les relations sérieuses.

Mais après avoir vu le taudis où je vis, il me propose de loger chez lui en me faisant une offre impossible à refuser pour une fonctionnaire fauchée comme moi : un loyer gratuit.

Jack est clair dès le départ : ce n’est pas une invitation sous la couette. Notre coup d’un soir ? Un de plus sur son tableau de chasse de playboy. Je ne sais pas si je dois être vexée ou soulagée.

Bref, mon cœur dit non, mais ma bouche dit oui. Et mon cerveau se persuade que ce n’est pas de la charité — je vais simplement l’aider dans les tâches domestiques.

Sauf qu’un jour, je lave ses caleçons hors de prix, et le lendemain, il me demande de jouer sa fausse petite amie pour éloigner les croqueuses de diamants.

Une relation bidon ? Pas besoin de ça. Mais est-ce si terrible de partager un appart’ avec un milliardaire sexy ? En plus, il m’a déjà vue nue. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

La Guerre des colocs est une romance de colocs à amants entre un milliardaire phobique de l’engagement et une héroïne insolente et indépendante. Ce roman standalone vous promet des rires, des émotions, des grands gestes romantiques et une fin heureuse comme on les aime.

Découvrez le premier chapitre

J’entrai dans la cuisine, les épaules droites et le menton fier, comme si l’endroit m’appartenait. En théorie, je louais, mais je devais montrer à cet appart’ et à ses habitants qui était la patronne ici.  

Le papier peint jauni jetait une lueur blafarde dans la cuisine trouée d’une pauvre fenêtre qui donnait sur la jungle bétonnée des bas quartiers de Pacific Heights, à San Francisco. Le coin n’était pas trop mal. L’architecture et les restaurants disséminés çà et là étaient charmants, contrairement à cet immeuble qui craignait. Mais lorsque j’avais signé le bail deux semaines plus tôt, je n’avais pas les moyens de louer ailleurs. Maintenant, je comprenais pourquoi il était si peu cher.

Il n’y avait pas que du papier peint hideux et des plaques de cuisson graisseuses pour m’accueillir dans mon nouveau chez-moi.

Je traversai la cuisine en trombe et ouvris le placard sous l’évier pour me préparer à la guerre, comme Rambo. Le piège à cafards se trouvait exactement là où je l’avais placé la veille dans l’espoir d’attirer mes invités indésirables vers une fin tragique.

Mais ces vermines n’en avaient rien à faire.

Cinq silhouettes noires, grosses comme mon pouce, détalèrent à la lumière, évitant le piège comme si c’était une zone de contamination. 

Aussitôt, j’eus la chair de poule et mon cœur fit un bond dans ma poitrine. 

— Quelle horreur ! 

Je refermai brusquement la porte du placard et cavalai dans l’autre pièce, comme si le sol était recouvert de charbons ardents.  

Comment avaient-ils su que c’était un piège ?

Bang, bang, bang. Trois coups sur le mur du salon, suivis d’un « Mets-la en veilleuse ! », accompagné d’un « putain ». 

Certains de mes voisins appartenaient à la classe ouvrière, des gens chouettes. D’autres fichaient encore plus la trouille que mes cafards. Et le type d’à côté rentrait dans la deuxième catégorie. Je ne l’apercevais que de loin. Trapu, cheveux sales, il portait tous les jours le même sweat à capuche avec le même jean. Cependant, c’était son attitude qui me poussait à me planquer. Il mettait le volume de la télé à fond et la laissait allumée toute la nuit. Mais si j’avais le malheur de faire le moindre bruit, il manifestait son mécontentement à travers les fines parois qui nous séparaient.

Tandis que je ruminais mon dilemme cafardesque en essayant d’ignorer mon voisin, un autre coup retentit, cette fois contre ma porte d’entrée.

D’ordinaire, il braillait à travers les murs, et ça m’allait très bien ; je n’avais aucune envie de me retrouver face à lui. Avait-il décidé de passer à l’étape supérieure ? Ma tête se mit à tourner, et mes mains devinrent moites.

J’étais déterminée à vivre seule pour la première fois de ma vie, sans prêt étudiant ni aide de ma sœur. Mais ce n’était pas facile. Les loyers à San Francisco coûtaient un rein, et mes voisins étaient imprévisibles. Sans parler des… petits problèmes de mon appartement.

Le tambourinement reprit. Je me frottai les yeux. J’étais épuisée après une longue journée dans mon nouveau job au service de santé publique de la ville. Ironique, non ? Travailler dans la santé publique tout en vivant dans un taudis qui aurait mérité d’être condamné.

Je saisis mon téléphone et me préparai à appeler le 911, au cas où. Puis j’ouvris lentement la porte en laissant la chaînette accrochée. 

Mais ce n’était pas mon voisin qui se tenait de l’autre côté ni un résident de l’immeuble. 

— Jack ? 

L’ancien colocataire de ma sœur attendait, la main fourrée dans la poche avant de son jean. Son col roulé bleu était tendu par son torse athlétique ; torse que j’avais secrètement reluqué quand je rendais visite à ma sœur dans son ancien appart’. Il y avait eu du progrès depuis les joggings et t-shirts troués qu’il portait la plupart du temps. Mais ses cheveux noisette légèrement ébouriffés, ses yeux perçants couleur sapin et son air renfrogné, c’était Jack tout craché.  

Cela faisait des mois que je ne l’avais pas vu. En réalité, je l’évitais. Il était littéralement la dernière personne que je voulais voir sur le pas de ma porte. 

Je jetai un œil au salon derrière moi. Tout ce que je possédais était de seconde main et exposé à la vue de tous : un fauteuil inclinable, qui était resté caché sous les vêtements et autres bibelots de ma mère pendant dix ans, et une table blanche bancale que j’avais trouvée dans la rue. Aucune photo. Aucune plante. Rien pour créer une atmosphère chaleureuse, car je n’avais pas eu le temps de m’occuper de la déco. Il fallait aussi dire que je n’avais pas les moyens de me payer ce luxe. J’étais prête à tout pour être indépendante, même à supporter les cafards, les voisins acariâtres et le mobilier d’occasion. Ce qui ne m’empêchait pas d’avoir honte de ne pas pouvoir m’offrir mieux. 

— T’as l’intention de me faire entrer ? 

Il plongea son regard dans le mien, sûr de lui. De nous deux, j’étais la seule à souffrir d’un problème de confiance en soi. 

J’ignorais comment, mais Jack avait découvert où j’habitais. Et ce n’était pas comme si je pouvais lui cacher mon intérieur miteux ; il faisait une tête de plus que moi, et il était facile pour lui de lorgner à l’intérieur. Je détachai la chaînette et ouvris la porte. 

Il entra et son regard balaya la pièce avant de se braquer sur moi. 

— C’est là que tu as choisi d’habiter ? Ta sœur se fait du souci, et je comprends pourquoi. 

D’après Sophia, ma sœur, Jack était blindé aux as. Mais c’était difficile à deviner lorsqu’on savait qu’il créchait dans le petit deux-pièces d’un immeuble appartenant à son meilleur pote. Logique qu’il pense que j’avais choisi de vivre dans un trou à rats. 

— Qu’est-ce qui t’amène ? 

Les cafards, mon voisin, et maintenant Jack… Autant dire que niveau irritabilité, j’étais au max. 

Je n’avais pas prévu que ma sœur surprotectrice envoie Jack à mes trousses. Sophia savait que les choses étaient tendues entre nous depuis six mois ; depuis la nuit où je m’étais faufilée dans la chambre de Jack et pendant laquelle j’avais peut-être accidentellement atterri sur son pénis. Oups. Ce coup d’un soir s’était transformé en une marche d’expiation des plus terribles. Sophia devait être désespérée pour l’avoir envoyé. 

J’avais refusé de donner ma nouvelle adresse à ma sœur avant d’avoir aménagé mon appartement. Je ne pouvais pas me planquer dans mon coin indéfiniment, mais je comptais au moins attendre que la première semaine passe. 

Jack croisa les bras, l’air hautain. Il pouvait passer pour un type normal… jusqu’à ce qu’il croise les bras et que ses biceps ressortent. Sous cette tenue ordinaire se cachaient des muscles saillants et un corps de nageur que j’essayais d’effacer de ma mémoire. 

— Sophia s’inquiète. 

— Elle n’a pas de raison de s’inquiéter, répondis-je, faussement enjouée. 

Depuis cette nuit-là, je n’arrivais plus à me comporter normalement en présence de Jack. Et ce moment ne faisait pas exception. Surtout quand j’avais des flashbacks de son corps nu. Je fronçai le sourcil, perdue dans mes pensées. 

— Au fait, comment m’as-tu trouvée ?  

— Je me suis renseigné, répondit-il, soudain froid. 

Je lui lançai un regard soupçonneux. 

— J’ai fait en sorte que personne ne divulgue ma nouvelle adresse, alors qu’entends-tu par je me suis renseigné ? 

Il avança dans la petite pièce, ignorant ma question. 

— C’est quoi cette odeur ? 

— Du curry. Ça vient de l’appartement du voisin. 

— Non, le curry, ça sent bon. Je parle de cette odeur. 

Il tourna les yeux vers la cuisine, et il plissa le nez. Ah, cette odeur… Elle était là depuis que j’avais posé mes cartons, et je n’avais pas voulu réfléchir à son origine. 

— J’ignore de quoi tu parles. Et je ne prends pas vraiment bien le fait que tu insinues que mon appart’ pue. 

J’enroulai mon écharpe en laine autour de mon cou d’un air pincé. Le mois de septembre à San Francisco pouvait être soit frisquet soit torride ; un fait climatique qui m’était apparu évident lorsque mon chauffage était tombé en panne. 

Jack poussa un long soupir en analysant mon attitude guindée. 

— On se les gèle ici, Élise. Pourquoi tu n’allumes pas la chaudière ? 

— Je l’ai baissée pour économiser. 

Il n’avait pas besoin de savoir à quel point mon appartement était miteux. Il retournerait dans le deux-pièces que lui louait son meilleur ami, à savoir le mec de ma sœur, et il moucharderait. Ensuite Sophia serait au courant et insisterait pour que j’emménage chez elle et Max, dans leur appartement chic au dernier étage de son immeuble victorien. Et il n’en était pas question. J’avais soif d’indépendance. 

— J’ai plein de pulls et de grosses chaussettes, t’en fais pas. 

Il m’étudia si longtemps qu’un frisson me parcourut les bras, réveillant le souvenir d’un autre genre de frissons procurés par des caresses douces, sensuelles, et datées de quelques mois. Fichus souvenirs !  

Je m’obligeai à garder un visage neutre. 

— Tu peux dire à Sophia que je vais bien et que je lui donnerai bientôt des nouvelles. Je peux faire autre chose pour toi ?  

Il plissa les yeux et se tut un instant. 

— Pourquoi t’es si têtue ? 

Jack Townsend était détendu en présence de ma sœur, mais bizarrement, j’avais l’effet inverse sur lui. Et c’était réciproque. C’était comme si nous éveillions le pire chez l’autre. Sauf bien sûr la nuit où il avait vénéré mon corps comme un temple…

Je devais cesser de penser à cette nuit. 

— Pourquoi tu te la joues autoritaire ? 

Je penchai la tête sur le côté et clignai plusieurs fois des yeux en le toisant d’un regard qui, j’espérais, le ferait taire. Il soupira comme si mes manières le fatiguaient. 

— Je ne me suis jamais montré autoritaire, même pas avec mes employés. 

Les activités professionnelles de Jack constituaient un mystère. Ce n’était que récemment que j’avais appris qu’il était à la tête d’une grande entreprise. Dans quel domaine ? Aucune idée comme je le voyais uniquement quand je rendais visite à Sophia. Et à l’époque, il passait son temps à traîner dans la cuisine à la recherche d’un truc à manger, pieds nus, ou à jouer à des jeux vidéo avec Max. 

Une expression sournoise passa sur son visage.

— Il faut que j’utilise tes toilettes. 

Il traversa le salon, puis s’arrêta net. Après quoi il revint sur ses pas, marchant délibérément sur la lame de parquet ramollie par l’humidité que j’évitais soigneusement de peur de finir sur les genoux de mon voisin du dessous. Jack rebondit légèrement dessus, et le bois s’enfonça beaucoup trop. Je me frottai le front. Il me lança un regard en coin. 

— Sympa, le parquet. 

Oui, le parquet était un problème. Mais pas le plus gros. 

Jack continua de progresser dans le couloir. 

— Attends ! l’interpellai-je en lui courant après. La chasse d’eau est un peu capricieuse. Il faut avoir le truc. Je la tirerai quand tu auras fini. 

Il entra dans la salle de bain minuscule, en passant un bras après l’autre, puis me ferma la porte au visage. 

Merde. Il avait capté l’odeur, le parquet, et maintenant il allait découvrir qu’il y avait un problème avec les toilettes. D’ailleurs, avais-je oublié des objets intimes dans la salle de bain ? 

J’arpentais la pièce en effectuant de la gymnastique mentale : la brosse à dents sur le lavabo, le peignoir à motifs de panda accroché à la porte, les élastiques dans une boîte à bijoux… Rien de trop compromettant, hormis…

Je plaquai une main sur ma bouche pour étouffer un cri. J’avais oublié sur le comptoir ma crème décolorante pour duvet ! 

Et merde.

Jamais je ne vivrais avec un mec. En réalité, je n’avais jamais fait entrer un homme chez moi, car j’avais toujours vécu dans le Sunset District avec ma mère, qui était une accumulatrice compulsive. Et maintenant que je repensais à certains trucs qui se trouvaient actuellement dans ma salle de bains, j’étais morte de honte. 

Jack était toujours aussi canon, mais mon coup de cœur pour lui était mort la nuit où on avait couché ensemble. Je l’avais éliminé de mon système par des aventures sans lendemain. Bon, j’étais encore en plein processus de désintox. Mais quoi qu’il en soit, la situation était gênante. Coup de cœur ou pas, aucune femme ne veut qu’un homme découvre ses habitudes hygiéniques. 

— Hé, t’as bientôt fini ? 

Je faisais les cent pas dans le couloir, puis je l’entendis… Le fameux bruit du couvercle des toilettes qui racle le réservoir. Nooon !

— Jack ! Tu fais quoi ? paniquai-je.

Il laissa échapper ce qui ressemblait à un grognement de frustration, puis balança :

— Putain, Élise ! 

Il ouvrit la porte si vite que je manquai de tomber sur son large torse. 

— C’est quoi ce bordel ? 

Le vert de ses yeux était plus sombre que d’habitude, et ses lèvres pleines, qui donnaient envie de l’embrasser, étaient aussi dures que du granit. 

Ma bouche forma un « O » silencieux. 

— Quoi ? On n’a pas tous la chance d’avoir un appart’ aussi beau que le tien. 

— Un appart’ ? Mais c’est un taudis. Je ne permettrais même pas à mon chien de vivre ici. 

— T’as pas de chien. 

— Et c’est quoi le problème de la chaudière ? Tu ne l’as pas baissée, tu l’as carrément éteinte. Ça pue l’humidité. En fait…

Il jeta un coup d’œil par-dessus mon épaule vers la pièce que nous autres — habitants de San Francisco — appelons junior one-bedroom, parce qu’il s’agit en gros d’un placard où on peut à peine loger un lit. 

— C’est de la moisissure noire ? 

Merde, merde. Je reculai et tâtonnai derrière moi, à la recherche de la poignée pour essayer de fermer la porte de ma chambre.  

— C’est juste un peu de moisissure. 

Il me bouscula pour rouvrir la porte où d’autres objets de ma vie de célibataire étaient disposés en vrac : des sous-vêtements qui séchaient sur un étendoir — mais qui ne sécheraient pas parce qu’il faisait trop humide et trop froid — et des monticules de couvertures lui prouvant qu’il avait raison au sujet de la chaudière.

Il me saisit la main et me tira dans le couloir. 

— Tu ne peux pas rester ici. C’est dangereux. 

Je giflai sa main, et il recula en fronçant les sourcils. 

— Ne me dis pas quoi faire, Jack Townsend. 

Il leva les yeux au plafond. 

— Élise, les gens tombent malades à cause de la moisissure noire. Je suis étonné que tu n’aies pas encore eu de symptômes. Rien que rester ici, c’est nocif. 

— Des symptômes ? répétai-je. 

Je savais pertinemment de quoi il parlait. J’étais une infirmière agréée avec un master en santé publique. Seulement, j’avais décidé d’ignorer les maux de tête chroniques, l’état de confusion et le goût métallique bizarre jusqu’à ce qu’un meilleur appartement se présente… Ce qui devenait urgent. Il ne servait à rien de lui dire qu’il avait raison et que je dormais avec un masque depuis mon emménagement, ou que j’avais supplié mon propriétaire de réparer la chaudière. 

L’appartement était en bon état lorsque je l’avais visité un mois plus tôt, mais visiblement les choses pouvaient se dégrader à une allure folle. Le fait qu’il était habité n’avait pas aidé lors de ma visite ; la moisissure était alors dissimulée derrière les meubles et les rideaux. 

— Des migraines chroniques, ce genre de choses ? insista-t-il. 

Était-il un genre de télépathe ? Il était censé être le colocataire sans prise de tête qui avait vécu avec ma sœur pendant quelques mois. Depuis quand était-il devenu si intuitif ? Ou calé sur le sujet de la moisissure ? 

— Je vais acheter de l’eau de javel et m’en occuper, dis-je avec un geste désinvolte. 

— Il va te falloir plus que l’eau de javel. C’est une combinaison de protection qu’il te faut à ce stade. 

Comme s’il venait de se rappeler à quel point la situation était critique, il passa un bras autour de mon cou et me fit sortir de là.

— Hé ! protestai-je en reculant d’un pas. 

— On part d’ici, Élise. 

Son expression affichait une détermination typique de macho. 

Je ne cédai pas. 

— Toi, tu pars. Moi, je vis ici. 

Il me lança un regard qui me hérissa, car il était clairement calculé. 

— J’ai une piaule de disponible maintenant que ta sœur a emménagé chez Max. Tu peux crécher chez moi pendant que ton propriétaire s’occupe de…

Il regarda autour de lui avec un air de dégoût. 

— … de la situation. 

Certainement pas, non. Avait-il perdu la tête ? 

L’appartement de Jack se trouvait sous celui de ma sœur qui vivait avec Max. Sans parler de la partie vivre sous le toit de Jack. Je m’efforçais d’oublier mon crush, mais sans grand succès. Il était beau, et c’était un sacré morceau au pieu. Mais les femmes les plus indépendantes savent résister à ce genre de tentations ; et j’avais bien l’intention de compter parmi elles. 

— Sans façon. 

Il grimaça, l’air agacé. 

— Tu penses encore à cette nuit, hein ? C’était rien d’incroyable non plus. Personnellement, j’ai tout oublié. 

Mon visage s’empourpra et une douleur me transperça la gorge. C’était rien d’incroyable ?  

Un souvenir s’imposa à mon esprit ; Jack prenant tendrement mon visage en coupe et m’embrassant passionnément, sa langue tournoyant avec la mienne tandis qu’il me caressait. Je frémis en me rappelant ce baiser, et la partie de jambes en l’air explosive… Et lui prétendait avoir tout oublié ? 

Quel trouduc !

— Ce ne serait que pour un mois, continua-t-il. 

Il consulta l’heure sur son téléphone, comme si notre discussion ne bouleversait en rien ma vie. 

— Juste le temps que tu trouves une alternative décente. 

Les femmes avaient, elles aussi, leur fierté. 

— Non. 

Moi, un mauvais coup ? Essayait-il de m’énerver ? 

Il arqua un sourcil. 

— Même s’il n’y a pas de loyer à payer ? 

Euh… répète un peu pour voir ?

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⭐⭐⭐⭐⭐ « Après plusieurs vols de chocolats hors de prix, je pourrais bien en venir aux mains. Ou aux baisers, mais probablement aux mains. » ~ Critique de La Guerre du proprio

⭐⭐⭐⭐⭐ « J’ai ri aux larmes et mon cœur a été malmené de la plus belle des manières. » ~ Critique de La Guerre du proprio

⭐⭐⭐⭐⭐ « Des échanges pleins d'humour, une romance qui monte en douceur et juste ce qu'il faut de tension émotionnelle. » ~ Critique de La Guerre du proprio

⭐⭐⭐⭐⭐ « Les mots me manquent pour dire à quel point j'ai adoré ce livre ! » ~ Critique de La Guerre des colocs

⭐⭐⭐⭐⭐ « Une comédie romantique torride, hilarante et pleine de rebondissements surprenants, avec une fin heureuse ; je l'ai adorée et je la recommande vivement aux autres lecteurs. » ~ Critique de La Guerre des colocs

⭐⭐⭐⭐⭐ « Une comédie romantique qui ferait un excellent film. Elle réunit tous les ingrédients — humour, émotion et sensualité — pour vous faire vivre un véritable tourbillon d'émotions. » ~ Critique de La Guerre des colocs

Jules Barnard, auteure à succès classée par *USA Today*, écrit des comédies romantiques hilarantes, notamment les séries *Jamais avec lui* et *Les frères Cade*, très appréciées des lecteurs. Fine connaisseuse de chai latte, elle imagine des histoires addictives mêlant émotion, humour et héros irrésistibles au grand cœur. Lorsqu’elle ne puise pas l’énergie nécessaire à l’écriture dans le chocolat, on la retrouve dans le nord-ouest du Pacifique en train de jongler avec plusieurs activités : lire sur un tapis de course ou, bien souvent, faire brûler le dîner par inadvertance. Ses livres sont disponibles dans le monde entier et traduits en cinq langues.