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Jules Barnard Books

La Tentation de Levi

La Tentation de Levi

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Main Tropes

  • amour interdit
  • hors de son élément
  • ex-pompier
  • Tenté par la petite sœur de son ex… Levi Cade, propriétaire du complexe hôtelier, pense avoir trouvé l’assistante parfaite en la jolie Emily. Il y a juste un hic : c’est la petite sœur de son ex infidèle.

Résumé

L’interdit n’a jamais été si tentant.

Levi Cade, ancien pompier plus manuel qu’intellectuel, est propulsé à la tête du luxueux complexe hôtelier familial d’une valeur de plusieurs millions de dollars, et il a besoin d’une personne de confiance pour l’épauler. Quand le parfait bras droit se révèle être l’intelligente et terriblement sexy Emily Wright, que doit faire ce célibataire au sang chaud ?

Emily est une employée de rêve. Et les rêves de Levi à son égard prennent vite une tournure érotique. Mais alors qu’il se demande comment il va la séduire, il se heurte à un problème de taille : Emily est la petite sœur de son ex.

Même pas en rêve. Ça n’arrivera pas.

Levi n’a surtout pas besoin qu’une autre fille Wright le poignarde dans le dos. Mais avec sa voix douce et ses offres commerciales pertinentes, Emily remet à flot le complexe hôtelier et charme tout le monde autour d’elle — y compris Levi.

Levi ne devrait pas s’approcher trop près d’Emily pour tout un tas de raisons. Mais il a toujours aimé jouer avec le feu…

★ BESTSELLER USA TODAY ★

Découvrez le premier chapitre

Si quelqu’un avait dit à Levi Cade il y a six mois qu’il dirigerait l’entreprise de son père, il aurait explosé de rire.

Il ne riait plus.

Levi frottait son menton rugueux en écoutant son avocat discourir sans fin sur les investisseurs du Club Tahoe. Et combien d’entre eux se retiraient du jeu à cause de la baisse des bénéfices. Leur principal concurrent, Blue Casino, arrivait on ne sait comment à piquer les clients. Les enfoirés.

L’avocat à sa droite jeta un regard aux bottes de Levi et fit la moue.

Levi soupira intérieurement. S’il était condamné à diriger le luxueux établissement que son père avait réussi, d’outre-tombe, à leur refiler de force à ses frères et lui, il pouvait bien s’habiller comme ça le chantait. Jean, t-shirt et bottes. Les avocats collets-montés, coincés dans leurs costards de créateurs, pouvaient aller se faire voir. Surtout quand ils lui annonçaient des nouvelles merdiques sur l’état des finances.

– Monsieur, après le décès de votre père, nos investisseurs sont allés voir ailleurs. Le groupe coréen qui voudrait faire du Club Tahoe leur centre de séminaire aux États-Unis pourrait apporter à l’établissement les capitaux nécessaires pour renflouer les caisses. Le conseil d’administration serait plus qu’heureux de les divertir durant leur séjour et de s’assurer que le Club Tahoe comble toutes leurs attentes.

N’y avait-il pas une pointe de désespoir dans la voix de cet homme ? Les avocats voulaient-ils qu’il reste en retrait parce qu’ils pensaient qu’il n’était pas à la hauteur ?

Il était pompier avant que le job de ses rêves ne lui ait été arraché par un parpaing qui avait atterri au mauvais endroit. Ou au bon endroit, vu qu’il était encore debout. Mais il avait perdu une grande partie de la vision périphérique dans un œil et le mal était fait. C’était soit un travail de gratte-papier, soit la démission pure et simple. Il avait choisi de démissionner plutôt que de passer ses journées à remplir de la paperasse en regardant les autres faire le travail de terrain qu’il aimait. Ironie du sort ou malchance, il se retrouvait derrière un bureau quand même.

Le père de Levi était mort quelques mois après son départ de la caserne, et son testament stipulait que Levi devait prendre la direction du Club Tahoe, le complexe hôtelier familial. Un seul de ses quatre petits frères était capable d’occuper ce poste, mais il travaillait pour le concurrent, Blue Casino. Aucun des autres ne voulait travailler ici, et encore moins diriger l’entreprise.

Levi n’était pas du genre oisif. Il avait besoin de sortir de la maison après des mois de convalescence. Mais il n’avait jamais imaginé devenir un col blanc. Ce qu’il n’était pas, techniquement, car il avait refusé jusqu’à aujourd’hui de porter un foutu costard.

Il posa une cheville sur son genou, exposant ses bottes de travail. Les avocats, réunis autour de la petite table de conférence dans l’ancien bureau de son père, avaient certes des diplômes supérieurs à la licence en génie mécanique de Levi, mais il était loin d’être idiot.

– Primo, dit-il, c’est Levi, pas Monsieur. Et deuxio, non, je n’aurai pas besoin de votre aide. Nous prenons une autre direction. On ne compte plus sur les investisseurs pour maintenir le navire à flot. On peut s’en sortir seuls, si on développe la clientèle corporate et qu’on remplit les salles de réunion.

Les avocats, qui touchaient un salaire annuel supérieur à ce que Levi avait pu gagner durant ses cinq années en tant que pompier, échangèrent des regards nerveux.

Il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il faisait, sinon suivre son instinct. Et puisque son père avait provoqué tout ce merdier, les avocats (et tous ceux qui voulaient un poste à responsabilité) allaient devoir se plier à ses décisions. La seule question était de savoir si Levi était capable d’assumer ses propres choix.

À deux reprises déjà, il avait failli tout perdre. À la mort de sa mère quand il était enfant, et il y a quelques mois quand la carrière de ses rêves était partie en fumée. Trois fois, si l’on tenait compte de l’avenir qu’il avait imaginé avec son ex-petite amie, avant qu’elle ne le trompe. Il connaissait bien le sentiment de perte, et il ne se le pardonnerait jamais s’il bousillait l’entreprise de son père et privait ses frères de leur héritage.

Les hommes rangèrent leurs papiers et se levèrent pour partir.

– Oui, Monsieur… euh, Levi, dit l’avocat principal, claquant des doigts vers un assistant, qui lui apporta un gros dossier. Voici le dossier de la société coréenne. Shin Electronics viendra avec son interprète lors de leur séjour la semaine prochaine, mais la personne qui va vous assister – recrutée personnellement par votre père, je dois le préciser – parle aussi couramment le coréen.

– Il le parle ?

Elle, Mons… Levi. Mlle Wright a repéré les lieux et se fait actuellement briefer par Esther, l’ancienne assistante de votre père.

Levi reposa sa botte sur le sol. 

– Vous avez bien dit Wright ?

Ce nom lui hérissait les poils. Mais il était impossible que sa nouvelle assistante soit son ex. Même son père n’aurait pas été aussi sadique.

L’un des avocats, celui aux cheveux roux plaqués sur le côté, fit un geste en direction d’une jeune femme qui entrait par la porte du fond.

– Conformément à la volonté de votre père, MlleWright vous assistera durant la période de prise en main du poste de Président. Il avait anticipé le départ à la retraite d’Esther et ne voulait rien laisser au hasard.

Esther avait été comme une deuxième mère pour Levi et ses frères après la mort de cette dernière, quand il avait huit ans. Il avait été en âge de comprendre ce qu’il avait perdu, et le fait que son père ne serait plus jamais le même. Il travaillait de longues heures, n’était jamais à la maison ; son père avait démissionné de son rôle de parent, et Esther avait fait de son mieux pour remplacer leur mère. Mais Esther était l’assistante de son père, pas leur mère. Et Levi avait joué le rôle de parent pour ses frères plus souvent qu’à son tour.

Il jeta un coup d’œil en direction de la jeune fille de l’autre côté de la pièce. Dieu merci, ce n’était pas son ex.

– Vous voulez parler de cette Lolita ? dit-il tout bas. Mon père l’a choisie pour m’aider à diriger l’entreprise ?

La jeune femme qui entrait dans le bureau ne ressemblait en rien à son ex. Cette Mlle Wright était grande et mince, avec de longs cheveux blonds ondulés, et non une brune aux formes généreuses. On lui aurait facilement donné dix-sept ans si elle ne portait pas un tailleur.

Philip (ou était-ce Sam ?) toussa dans sa main.

– Mlle Wright n’apprécierait sans doute pas d’être désignée, euh, de cette manière. Elle est diplômée de la Harvard Business School et vient d’effectuer un stage d’un an dans un complexe hôtelier réputé en Corée. C’est la personne idéale pour vous aider à accueillir le groupe de la semaine prochaine. Du moins, si vous souhaitez toujours renoncer à notre assistance.

Le regard plein d’espoir de l’homme trahissait son désir de se charger des Coréens.

Pas son désir, non. Son désespoir. Il ne souhaitait vraiment pas que Levi s’en occupe.

Il examina la blonde de la tête aux pieds. Elle venait juste de finir de parler à l’autre avocat. Pourquoi diable avait-il autant d’avocats ? Le nom de ce type échappait aussi à Levi. Ce n’était pas sa faute s’ils se ressemblaient tous avec leurs costards identiques et leurs cheveux gominés. Mlle Wright, quant à elle, avait de beaux traits fins pour une fille qui devait mesurer 1m80 en talons. Une jolie silhouette. Et si juvénile.

– Écoutez… Philip ?

– Samuel.

– Il est impossible que cette fille soit assez âgée pour servir de l’alcool, et encore moins pour être l’assistante du PDG du plus beau complexe hôtelier du lac Tahoe.

On l’avait forcé à assumer ce rôle, alors autant se la péter.

– Vous ne vérifiez pas les cartes d’identité avant de recruter ?

– Mlle Emily Wright a vingt-six ans, monsieur.

Levi tiqua. Vingt-six ? Puis il fronça les sourcils.

– Vous vous souvenez de l’âge de tous nos employés ?

L’avocat rougit.

– Non, mais comme vous l’avez dit, elle a l’air… euh, très jeune. Je vous assure qu’elle est majeure.

Levi examina de nouveau la fille. En regardant de plus près, elle avait des jambes fines, mais galbées, des pieds enchâssés dans des escarpins qui mettaient en valeur ses mollets, et un joli petit cul.

– Lolita, murmura-t-il.

– Monsieur, de nouveau, je ne pense pas…

– D’accord, dit Levi en balayant la remarque d’un revers de la main. Je ne l’appellerai pas comme ça. Très bien. Organisez un rendez-vous avec Mlle Wright dans mon bureau demain.

– Mais elle est là, M. Cade. Vous ne souhaitez pas la voir maintenant ?

Son avocat ne lui donnait plus du « Monsieur », mais il avait manifestement du mal à l’appeler par son prénom.

– Pas aujourd’hui.

– Très bien, M. Cade, dit Samuel qui n’avait pas l’air content.

Mlle Wright jeta un coup d’œil vers eux et Levi avala sa salive. Il y avait un truc chez cette fille qui le rendait nerveux. Ce n’était pas son ex, c’est sûr, mais le visage de son ex surgissait dès qu’il entendait ce nom, et c’était vraiment pénible.

– Demain, parfait, conclut Samuel qui congédia d’un geste l’autre avocat et la nouvelle assistante de Levi.

Un léger froncement de sourcil marqua son beau visage, mais elle sortit de la pièce avec l’autre avocat.

Samuel joignit les mains devant lui.

– Si je peux me permettre, votre père était un homme d’affaires avisé, mais un apport de sang neuf est toujours bénéfique, dit-il en souriant avec sincérité. Le Club Tahoe va prospérer sous la direction des fils Cade.

Cette dernière phrase, moins sincère, s’acheva par une petite grimace.

Prospérer ? Choix de mot intéressant pour un financier.

Ni Levi ni ses frères n’étaient qualifiés pour les postes qu’ils occupaient aujourd’hui au Club Tahoe, mais il préférerait mourir que laisser cet endroit dépérir, ou être dirigé par quelqu’un qui ne porterait pas le nom de Cade. Son père avait bâti ce complexe luxueux en lui sacrifiant tout, même l’amour de sa famille.

Il jeta un coup d’œil à son téléphone.

– Tout ce qui compte, c’est que les clients soient heureux. Et que mes frères et moi, on ne foute pas tout ça en l’air. En parlant de ça… J’ai un rendez-vous. Je serai injoignable pendant les deux prochaines heures.

Inutile de préciser à Samuel que Levi avait un rendez-vous au Fireside Lounge. Les avocats passaient leur temps à le fliquer, et ils connaissaient déjà probablement ses habitudes.

* * *

– On fait quoi ?

Wes était le troisième des cinq frères Cade, après Levi et Adam, juste au milieu de la fratrie.

– On reçoit des hommes d’affaires Coréens. Shin quelque chose. Une énorme boîte qui en possède plus d’une vingtaine d’autres, dit Levi en avalant une gorgée de bière. Tu crois que tu peux les emmener sur le parcours ?

Wes leva les mains au ciel, excédé. 

– Bien sûr, pourquoi pas ? Le tout en dirigeant la boutique pro, en vérifiant l’état du terrain et en esquivant les mains baladeuses de vieilles richardes en chaleur qui glissent leur numéro de téléphone dans mon pantalon pendant les leçons. Bon sang, Levi, tu ne crois pas que tu pourrais nous consulter avant de monter ce genre de plans ? La pression que crée tout ce merdier nous retombe toujours dessus.

Wes se pencha en arrière sur sa chaise en se passant la main dans les cheveux. C’était le plus brun des cinq, celui qui avait hérité de la couleur châtain foncé de leur mère.

Levi le fixa.

– Je suis le PDG de cette société ou pas ?

Wes le fusilla du regard.

– Seulement parce que tu es l’aîné. C’est sûr que ce n’est pas pour ton sens des affaires. La raison pour laquelle Papa t’a nommé à la place d’Adam reste un mystère pour moi.

Adam était le fils Cade lèche-bottes. Il faisait tout ce que son père lui demandait. Jusqu’à sa dernière exigence : qu’Adam infiltre le Blue Casino, le concurrent local qui donnait du fil à retordre à leur établissement. Plus grave, le Blue Casino pourrait bien mettre le Club Tahoe en faillite si Levi et ses frères se montraient imprudents. Mais ça ne voulait pas dire qu’Adam les aiderait. Le bâtard.

Adam avait eu une sorte de révélation lors de son incursion au Blue Casino pour espionner la concurrence. Il avait décidé d’y rester, et curieusement, leur père, qui était un manipulateur né, n’y avait pas vu d’objection. La rumeur disait que le vieil homme s’était adouci la dernière année de sa vie, après avoir appris que ses jours étaient comptés.

Deux parents qui meurent prématurément, tu parles d’une chance de merde. Mais Levi et ses frères survivraient comme ils l’avaient toujours fait. En tout cas, Adam était sorti de la liste des fils Cade que leur père pouvait désigner pour diriger le Club Tahoe après sa mort.

– Tu sais bien qu’Adam n’est pas une possibilité, dit Levi. Il a été promu au Blue Casino et sa fiancée y travaille. On est les seuls à ne pas avoir d’avenir professionnel en dehors d’ici.

– Parle pour toi, marmonna Wes. Je n’ai pas renoncé au circuit pro.

Décidément, Wes n’admettrait jamais que sa carrière sportive était compromise. Cela avait commencé à la fin de l’université, quand il était dans la fleur de l’âge, et ça ne s’était pas arrêté. Wes était passé assistant-pro au Club Tahoe il y a quelques années. Après la mort de leur père, il avait dirigé le club en tant que pro et donné des leçons. Finalement, il était sans doute le plus qualifié des quatre pour les postes qu’ils occupaient respectivement. Mais Wes s’évertuait à répéter à ses frères qu’un jour ou l’autre, il allait entamer sa véritable carrière dans le circuit pro.

Levi étendit les jambes.

– En tout cas, Papa savait lequel de ses fils avait le charisme, le magnétisme, les épaules pour diriger…

– C’est pas fini, tous les deux ? l’interrompit Bran.

Il finit sa bière et fit signe à la serveuse. Elle se dirigea immédiatement vers eux en arborant un sourire éclatant.

Bran était l’avant-dernier de la fratrie, et même s’il ressemblait à ses frères (grand, avec la carrure des Cade), il avait des cheveux blond-châtain plus longs que ses frères, avec une allure de beau gosse façon GQ et des yeux bleu cristal qui transperçaient les dames comme une flèche.

Bran n’avait aucun effort à faire pour attirer l’attention de la gent féminine — quel gâchis, non ? Neuf fois sur dix, il ne le remarquait pas quand une femme s’intéressait à lui. Il n’était pas bavard, sauf avec Levi et ses frères, et il était plus casanier que playboy.

– Ça ne fait que commencer, dit Levi en souriant.

C’était faux. Il n’était absolument pas préparé à diriger le Club Tahoe, mais il le ferait parce qu’il était le chef de famille désormais.

Bran lui passa une pinte pleine. 

– Bois ta bière et mets-la en veilleuse. J’ai eu une journée de merde au restaurant, et je ne peux plus supporter vos disputes avec Wes.

Wes fit tournoyer son marqueur de balle de golf porte-bonheur en fronçant les sourcils.

Le muscle oculaire de Levi tressaillit. Maudit soit ce boulot.

– Qu’est-ce qui t’arrive avec les restaurants, maintenant ?

Bran se frotta le front.

– Demande moi plutôt ce qui n’arrive pas. Des commandes de vin se perdent en route. Des employés volent dans la caisse. Des serveuses se battent…

– Entre elles ? 

Ce commentaire, lancé d’une voix excitée, émanait de Hunter, le plus jeune des cinq Cade. Et celui avec qui Levi ne s’entendait pas. Du tout.

Hunt s’approcha et s’installa à table.

– Peut-être que je devrais m’occuper des restaurants et arbitrer les combats de serveuses ? On pourrait monter un spectacle ? dit-il en levant les mains pour mimer une pancarte. « Sirènes du lac Tahoe : boue, lingerie et hot wings. » Racoleur, non ?

Levi le fusilla du regard.

– Qui t’a invité ?

Hunt leva les yeux au ciel.

– Je vois que tu es de bonne humeur aujourd’hui. Fais gaffe, tu vas devenir comme Papa.

Personne ne voulait être comme leur père. C’est pourquoi ils avaient tous fui le Club Tahoe. Jusqu’à aujourd’hui.

– Va te faire foutre.

– Bon sang, je peux finir ce que je disais ? soupira Bran excédé, ses yeux bleus lançant des flammes. Levi, on a trop de problèmes à régler pour que Hunt et toi vous preniez la tête. Et Hunt, je viens juste de demander à Levi et Wes de se calmer. N’en rajoute pas une couche. 

Bran avala une grande gorgée de la bière que la serveuse venait de poser devant lui.

– Il a raison, reconnut Levi. On doit s’assurer que tout se déroule sans accroc la semaine prochaine. On reçoit des hommes d’affaires pleins aux as qui viennent ici pour vérifier que l’endroit leur convient.

Il grimaça.

–  Mettez vos plus belles fringues et tenez-vous bien.

– Parle pour toi, grogna Bran.

Pas faux. Levi n’était pas réputé pour sa courtoisie, mais il pouvait se montrer charmant s’il voulait.

– Bon sang, je vais même mettre un smoking. Et si je le fais, dit-il en les pointant chacun du doigt, vous avez intérêt à le faire aussi. On doit leur offrir un dîner bien arrosé et les convaincre que le Club Tahoe est le meilleur spot de la région.

Levi songea à Mlle Wright, sa nouvelle assistante, et à l’atout que représentait sa connaissance de la langue coréenne.

– L’un d’entre vous savait-il que Papa a engagé une fille qui s’appelle Emily Wright ? demanda-t-il en frissonnant.) J’ai failli partir en courant en entendant son nom.

Hunt faillit s’étouffer.

– Emily Wright ?

Les épaules de Levi se tendirent.

– Ouais, et alors ?

– Levi, mon vieux, à quel point connaissais-tu ton ex ? demanda Hunt.

Levi se passa la langue sur les dents, la mâchoire crispée. 

– Pas assez bien, grogna-t-il, peinant depuis quatre ans à supporter la présence de Hunt. 

Ce dernier eut la décence d’avoir l’air honteux, mais seulement une fraction de seconde.

– Je me suis excusé un million de fois pour ça. Quand est-ce que tu vas me pardonner ?

– Tu as couché avec ma copine. Pourquoi je devrais te pardonner ?

Hunt tendit le cou et se leva.

– Vous rejoindre ici était une mauvaise idée. Je serai dans la maison sur le lac si quelqu’un a besoin de moi. Oh, et Levi ? l’interpella-t-il en lui jetant un regard dur. Emily Wright est la demi-sœur de Lisa Wright. Lisa, tu sais, la fille que tu prétendais aimer ? Si tu l’aimais tellement, tu aurais peut-être dû prendre le temps de mieux la connaître. Ou au moins, te souvenir qu’elle avait une sœur.

Putain de merde.

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⭐⭐⭐⭐⭐ « Un pompier qui devient PDG. On ne peut pas faire plus sexy !! » ~ Avis de lecteur, La Tentation de Levi

⭐⭐⭐⭐⭐ « Les frères Cade ont changé mon univers. » ~ Avis de lecteur, La Tentation de Levi

⭐⭐⭐⭐⭐ « C’est bourré de tentation, de passion, d’amour et de ce fruit défendu si savoureux. » Avis de lecteur, La Tentation de Levi

Jules Barnard est une auteure à succès de USA Today dans les genres romance contemporaine et fantaisie romantique. Ses récits contemporains comprennent les séries Jamais avec lui et les Frères Cade. Elle écrit de la fantaisie romantique sous son nom de plume dans la collection Halven Rising que le Library Journal qualifie de « … nouvelle aventure fantastique passionnante. » Qu’elle écrive sur les hommes séduisants du lac Tahoe ou sur le monde féérique d’un campus universitaire, Jules nous délecte d’histoires captivantes, pleines d’amour et d’humour.

Quand Jules n’est pas en jogging en train d’écrire en se récompensant par des chocolats, elle passe du temps avec son mari et ses deux enfants dans leur petite ville natale sur la côte Pacifique. Elle a le super pouvoir d’être capable de lire en cavalant sur un tapis de course ou en brûlant le dîner.